Il était une fois …

  Des outils du quotidien datant du Néolithique ont été retrouvés sur le domaine, témoins d’une activité artisanale sur site. De nombreuses sources  émergent des pentes du pech, des terres arables sont présentes en amont et aval d’un sol rocheux. C’est sur cette surface rocheuse et dans cet environnement que les anciens bâtirent les fondations de la demeure principale.
  C’est très certainement à la toute fin du XVIe siècle que débuta la construction. Les premiers bâtis furent livrés en 1639 comme en atteste une gravure dans une des tours qui fût un pigeonnier, un séchoir..et une chapelle.
  La Lauvie s’intègrait certainement dans le hameau voisin.
  Il est difficile de reconstituer l’histoire des lieux avant le XIXe siècle. A cette époque, l’architecture différait de l’agencement actuel. La demeure était déjà constituée de deux tours. Les tours et la demeure furent construites en pierre de taille, et une bâtisse sur le flanc nord était mitoyenne à la demeure principale. La grange-étable était déjà présente.

Une riche propriété viticole..

  Il est probable que les parties les plus anciennes de la charpente datent du milieu du XIXe siècle sans pour autant pouvoir l’affirmer (possiblement plus ancien pour certaine partie). Mais la qualité des bois (chêne importé & châtaignier), des sections et son architecture témoignent d’une construction qui nécessitait des moyens financiers importants et la volonté de valoriser le bâti.
  On doit attribuer à la famille GUILLAINDOU ces éléments architecturaux de qualité, la charpente devait d’ailleurs supporter de la Lauze au regard du nombre de ferme (toutes les 60 cm !). La forêt qui entoure aujourd’hui la demeure ne devait pas exister, cela devait être des champs et des vignes. Le chêne a dû être produit dans un rayon d’une trentaine de kilomètre maximum.
  Les archives départementales montrent aussi que La Lauvie au début du XIXe siècle ne fait plus partie désormais du hameau voisin, mais elle devient un hameau à part entière!
Le hameau de La Lauvie ou Lalovie.
Cela devait être une volonté du riche propriétaire terrien, un dénommé Bertrand GUILLAINDOU qui fût le propriétaire le plus marquant. Ses initiales sont fièrement forgées à l’entrée de la demeure au niveau du bolet. Ce propriétaire s’était entouré d’une quinzaine de domestiques et servants. M GUILLAINDOU disparaît vers 1870, sa femme reprend la propriété, mais l’activité semble péricliter. Des metayers reprennent l’activité juste avant le XXe siècle. L’activité semble être toujours axée sur la culture de céréale, d’élevage et la présence d’un ancien chaix témoigne d’une intense culture vigneronne.  Des restes d’un imposant fût en chêne ont été récupérés.
  En 1876, la bâtisse mitoyenne est démolie, les pierres seront réutilisées pour construire une nouvelle grange.

Après l’âge d’or…

  C’est au début du XXe siècle qu’une maison de gardien fût édifiée, qu’une petite chapelle fût aménagée dans une des tours (y était elle avant ?), le domaine est réduit à une quarantaine d’hectare.
Des travaux qui montrent des manques de moyens: Une extension en moellon a été construite sur le flanc sud-ouest modifiant sensiblement la forme de la charpente. Les travaux sur la charpente seront réalisés avec des sections sous dimensionnées et la couverture est désormais en ardoise de corrèze pour la demeure principale et la maison de gardien, en tuile mécanique pour la grange et la grange-étable. Les familles qui s’installent ne semblent plus vivre qu’au 1er étage mais aussi au rez-de-chaussée petit à petit aménagé.

La ruine…

  Jusqu’en 1950, le bâti (demeure, granges, maison de gardien) était en très bon état. Puis les générations qui suivirent n’ont pas entretenu la propriété, le domaine perd aussi une trentaine d’hectare pour rembourser des dettes.
  Des réparations dans les années 70 en ciment ont affecté les bâtiments puis de 1990 à 2020, des bâtiments ont fait l’objet de rénovation et modernisation douteuses.
  La grange construite en 1876 s’était effondrée après les années 50. C’est un ingénieur issu de l’industrie pétrolière et  hollandais qui acheta la Lauvie. Il a concentré son attention sur ce bâtiment. Après une quinzaine d’années, le flanc nord de la grange est devenu une fenêtre panoramique qui arbore une dimension impressionnante de 20 mètre